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Brussels Murals, un parcours street art pour Sainte-Catherine

Hans Deblieck (né à Bruxelles en 1988) est étudiant en sciences politiques et économie. Passionné par le développement de la capitale, il nous parle de son idée d’un parcours de street art dans le quartier Sainte-Catherine. Découvrez les plus de 300 projets pour Bruxelles soumis a la plateforme et votez pour votre préférés du 9 au 20 mai. 

 

PhotoCV2016

 

Comment vous est venue votre idée de projet ?

Probablement comme beaucoup d’autres bruxellois, je me suis découvert une passion pour le street art quand j’ai commencé à repérer les fresques de Bonom aux quatre coins de la capitale. Ses gigantesques fresques, sinistres et belles à la fois, me fascinaient et je me suis rendu compte que chacune d’elles devenait progressivement un élément incontournable du quartier, et que les habitants s’y attachaient très rapidement. Je rêve depuis d’une ville laissant davantage de libertés aux street artists pour colorer et personnifier les façades visibles aux yeux de tous et laissées à l’abandon.

 

Pourquoi avoir choisi le quartier Sainte-Catherine pour implanter votre idée ?

Avant toute chose, je souhaiterais rappeler ici que le parcours d’art urbain que je propose passe bien par le quartier Sainte-Catherine mais ne s’y limite pas. L’objectif est de placer l’itinéraire dans la continuité de certaines des plus belles fresques déjà existantes et situées aux alentours du canal (comme par exemple à Yser et à l’Allée du Kaai). C’est pour cette raison que j’aimerais commencer par Sainte-Catherine.

Cela dit, c’est certainement l’un de mes quartiers bruxellois préférés, que ce soit pour le charme de ses espaces publics, la qualité de ses tables ou la variété des bières servies dans les bars flamands (qui sont les meilleurs selon moi !). En outre, j’ai la chance d’habiter juste à côté, depuis septembre, ce qui m’a permis de renforcer ma connaissance de ses impasses pavées et m’a incité à m’intéresser au futur du quartier.

 

Comment votre projet renforcera-t-il l’attractivité et l’identité du quartier ?

Nous sommes en 2016 et le street art fait aujourd’hui partie intégrante de la culture mondiale. Si ce sont les jeunes qui ont été les premiers sensibilisés à cette nouvelle forme d’art, la discipline touche désormais toutes les générations, notamment grâce au travail politique et très médiatisé du Britannique Banksy. Certains touristes choisissent aujourd’hui leur destination de voyage en fonction de la qualité de leur scène street art et des villes comme Valparaiso au Chili l’ont bien compris : faciliter la création de fresques murales tout en s’assurant que la qualité des œuvres peut, en plus de rendre la ville plus agréable et colorée, transformer des quartiers entiers en musées à ciel ouvert et attirer un nombre extrêmement important de touristes supplémentaires. Quelques directives seront données aux artistes afin que chacune des fresques ait un lien manifeste avec le quartier dans laquelle elle s’inscrit. Diverses thématiques peuvent par exemple convenir au quartier Sainte-Catherine : la Tour Noire, le Marché aux Poissons ou encore le Béguinage. Cela renforcera l’identité du quartier tout en offrant une grande tribune d’expression aux artistes bruxellois.

 

À qui votre projet est-il destiné ?

Ce projet est avant tout destiné aux Bruxellois qui ont peut-être perdu un peu de fierté suite aux tragiques événements de novembre 2015 et de mars 2016. En effet, il est subitement devenu moins facile de dire qu’on habite à Bruxelles et qu’on s’y sent bien alors que, fondamentalement, peu de choses ont changé. J’espère dès lors de tout cœur que les futures fresques impressionneront par leur beauté et leur technicité les habitants des quartiers qui finiront par se les approprier totalement, avant d’inviter leurs amis et familles à venir les découvrir.

 

Qu’apportera votre projet à Bruxelles ?

Comme expliqué précédemment, le projet, par son ambition esthétique et technique, apportera d’abord de la fierté aux habitants des quartiers concernés. Il fournira ensuite une tribune dotée d’une grande visibilité aux street artists bruxellois qui ont souvent beaucoup de mal à trouver des murs « légaux » pour s’exprimer. On peut espérer que le parcours d’art urbain contribuera également à leur notoriété internationale et à l’augmentation de leur carnet de commandes puisque les fresques seront toutes signées. Les murs vierges et tristes transformés en murs colorés et personnifiés rendront la ville plus agréable à arpenter et inciteront les touristes à parcourir plus largement le centre-ville, ce qui pourrait avoir des retombées positives pour les commerces concernés. On est en droit d’espérer une augmentation pure et simple du nombre de touristes à Bruxelles si les fresques deviennent de plus en plus nombreuses et que Bruxelles-Ville augmente au fil des années les subsides alloués au parcours et à son entretien.

 

Si vous deviez proposer un autre projet, quel serait-il ?

Je proposerai d’utiliser les subsides pour créer un portique, financer une sculpture ou une œuvre d’art pour la porte de Flandre, qui est la frontière entre Bruxelles-Ville et Molenbeek, et qui inciterait les Bruxellois et touristes à traverser le canal.

 

Découvrez le projet de Hans ici.

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