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Les conseils de Céline Bouton pour bien réfléchir votre projet

Céline Bouton, Community Developer pour MakeSense, revient sur les points forts des ateliers de quartier qu’elle a animé avec son équipe dans les 10 quartiers commerçants du centre-ville.

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Pourriez-vous nous expliquer ce que fait MakeSense?

La mission de MakeSense est de donner le pouvoir à chacun de s’engager pour les causes sociales et environnementales qui le touchent. Comment ? En aidant des entrepreneurs sociaux à résoudre leurs défis via la communauté online www.makesense.org et via les événements organisés localement dans les villes où MakeSense est présent.

Quel a été le but des ateliers créatifs?

À travers nos ateliers de quartier, les SenseFictions, MakeSense invite à venir inventer ou consolider un projet. L’atelier a pour objectif premier de (re)plonger dans une compréhension précise du quartier et de son identité. Ensuite, le workshop se divise en plusieurs phases de co-création permettant aux participants de peaufiner leur idée pour Bruxelles et de la poster directement sur la plateforme Make.Brussels.

Pourriez-vous nous parler du type de questions qui ont posées?

Ce sont des questions qui aident à reconnecter avec les problèmes du quartier et à trouver des solutions à ceux-ci. À quoi vous fait penser le quartier? Qu’est-ce qu’on y trouve/ n’y trouve pas? Qu’est-ce qui pose problème? Qu’est ce qui fait que les gens se retrouvent dans ce quartier? Quelles idées pourrait-on développer pour créer du lien? Si vous étiez Steve Jobs, que feriez-vous pour ce quartier ? Si vous étiez un enfant de 6 ans, que feriez-vous pour ce quartier?

Quelles ont étés vos impressions sur les porteurs de projet et leurs idées?

Je suis impressionnée par la créativité des porteurs de projet, qui se mettent vraiment dans une position de “thinking out of the box.” Les idées sont très variées et répondent à des problèmes très différents : environnement, mobilité, démocratie participative, culture…

Qu’avez-vous appris sur Bruxelles, et ses citoyens, lors de ces ateliers créatifs?

Ça a plutôt renforcé mon idée que Bruxelles est multiple et que les gens sont attachés à leur ville et à leur quartier. Bruxelles bouillonne d’idées et de bonne volonté. Les gens sont très contents qu’on leur demande leur avis et proposent d’être acteurs.

Quelles questions les porteurs de projet doivent-ils se poser en soumettant leur projet?

À quel problème du quartier je souhaite apporter une solution. En quoi mon projet renforce le lien social, le tissu, le maillage du quartier. Quel sera l’effet positif de mon projet sur la ville.

Quels sont vos conseils et astuces pour les potentiels porteurs de projet?

S’entourer et poser ces questions autour de soi. C’est un projet participatif, il est donc toujours plus sympathique de former des groupes autour d’une idée et de ne pas faire les choses seul(e) dans son coin. Il faut se rendre visible, et puis faire voter les gens pour plébisciter son projet!

Qu’est ce qui selon vous fera qu’un projet arrivera jusqu’à la phase finale?

Le renforcement du maillage citoyen et des habitants et la solution à un enjeu concret du quartier.

D’un point de vue personnel, l’un ou l’autre projet évoqué lors des ateliers a-t-il particulièrement retenu votre attention?

Oui mais je ne dirai pas lequel pour ne pas que l’idée soit utilisée par un autre porteur de projet 😉 Tout ce que je peux dire c’est que ça remet du “vert” à un endroit où il n’y en a que trop peu et que ça porte beaucoup de “sens.”

Si vous pouviez soumettre un projet pour Bruxelles, quel serait-il?

Je mettrais des jardins collectifs et éducatifs partout dans le centre-ville! Et de la couleur! Ou alors je rouvrirais les canaux sous les pavés!

Vous avez jusqu’au 5 mai pour soumettre votre idée pour Bruxelles sur la plateforme de Make.Brussels.

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